Parlons du film - Better Man
Better Man est bien plus qu’un simple biopic musical. Le film réalisé par Michael Gracey (The Greatest Showman) raconte la vie de Robbie Williams sous un angle pour le moins surprenant : en le représentant sous les traits d’un chimpanzé. Un choix audacieux qui donne naissance à une œuvre unique, entre introspection, grand spectacle et expérimentation cinématographique.
Un portrait sans concession
Dès les premières minutes, Better Man impose son ton : celui d’un conte intime et flamboyant à la fois. Le jeune Robbie, né Robert Peter Williams, grandit dans un foyer modeste de Stoke-on-Trent, nourri d’admiration pour son père, un artiste de cabaret. Son enfance est marquée par l’absence et le doute, mais aussi par une énergie débordante qui le pousse à poursuivre ses rêves.
Le film suit son ascension fulgurante au sein du boys band Take That, ses tensions avec ses camarades, et son passage à vide après son éviction du groupe. Drogue, dépression, solitude : la célébrité ne l’épargne pas. Mais c’est aussi l’histoire d’une résilience. Avec Angels, Williams renaît et s’impose comme l’une des plus grandes pop stars de son époque.
Pourquoi un singe ?
Le choix de représenter Robbie Williams sous les traits d’un chimpanzé est l’élément le plus radical du film. À première vue absurde, cette métaphore s’impose peu à peu comme une évidence. « Je me suis toujours senti moins évolué que les autres », confie le chanteur dans la narration en voix off. Cette image du « singe savant » fait écho à son rapport ambivalent avec la célébrité, à la fois bête de scène et éternel outsider.
Michael Gracey, connu pour son goût du spectaculaire, utilise la motion capture pour transformer l’acteur Jonno Davies en un Robbie Williams simiesque mais expressif, oscillant entre réalisme et caricature. Le procédé rappelle les avancées technologiques de La Planète des singes, tout en offrant une approche symbolique inédite dans un biopic musical.
Un spectacle grandiose
Si Better Man est un drame psychologique, c’est aussi un film visuellement éblouissant. Chaque performance scénique est pensée comme un tableau vivant. La séquence de Rock DJ, tournée sur un Piccadilly Circus réinventé, est une explosion d’énergie et de couleurs, tandis que la scène finale au Royal Albert Hall offre un moment d’émotion pure.
Le film ne se contente pas de raconter la vie de Robbie Williams : il la transforme en un opéra pop. Loin du classicisme d’un Bohemian Rhapsody, Better Man ose des choix visuels et narratifs qui le rapprochent davantage d’un Rocketman ou d’un Moulin Rouge.
Conclusion
Better Man se distingue par son approche non conventionnelle du biopic musical. En osant représenter son sujet principal sous les traits d’un chimpanzé, le film invite le spectateur à une réflexion sur la célébrité, l’identité et la perception de soi. Que l’on soit fan de Robbie Williams ou simplement curieux de découvrir une œuvre cinématographique audacieuse, Better Man offre une expérience unique qui ne laisse pas indifférent.
La note Carter - Better Man
4/5
Better Man est un biopic audacieux qui revisite la vie de Robbie Williams avec une approche surprenante et visuellement marquante. Le choix de le représenter en singe peut dérouter, mais il sert parfaitement le propos du film.
Michael Gracey signe une mise en scène énergique, avec des séquences musicales impressionnantes. Si l’histoire reste classique, l’originalité du film lui permet de se démarquer.
Un pari osé, mais réussi, à qui j’attribue 4/5.
Le mot de la fin
Better Man »
est un biopic qui ose sortir des sentiers battus pour raconter la vie tumultueuse de Robbie Williams.
En choisissant de le représenter sous les traits d’un chimpanzé, le film surprend autant qu’il intrigue, mais derrière cette audace visuelle se cache une véritable réflexion sur le sentiment d’imposture, la célébrité et la quête d’identité.
Porté par une mise en scène énergique et des performances sincères, Better Man est une expérience cinématographique qui ne laisse pas indifférent.
Qu’on adhère ou non à son parti pris, il prouve que les biopics peuvent encore innover et surprendre.







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