Parlons du film - Prosper
Prosper (2025) : un film possédé… par l’humour et la sape
✍️ Par Steve Carter
Après Tout simplement noir, Jean-Pascal Zadi revient dans un registre aussi barré que stylé avec Prosper, une comédie fantastique française réalisée par Yohann Gloaguen. Ce film, à mi-chemin entre possession, satire sociale et délire de mode, assume son côté loufoque… et ça fonctionne (en grande partie).
Un pitch à la fois absurde et intriguant
Un chauffeur VTC fauché, un sapeur (vous savez, ces rois du style tout droit sortis de la SAPE congolaise) qui se fait tuer sous ses yeux, 30 000 euros planqués dans une poche… et une paire de chaussures en peau de croco qui va tout faire basculer. Le chauffeur enfile les souliers du défunt, et boum : l’esprit du mort s’empare de son corps.
Oui, ça part loin. Très loin. Mais c’est justement ce qui rend Prosper aussi unique : il mélange la comédie, le fantastique et la critique sociale dans un cocktail improbable, où la spiritualité croise la street, le paraître et les galères du quotidien.
Entre possession et expression
Ce que j’ai bien aimé dans le film, c’est son originalité. On sent que Yohann Gloaguen, accompagné par un casting bien dosé (Cindy Bruna, Mamadou Minté, Ralph Amoussou, etc.), veut proposer autre chose que les comédies formatées. Le ton est libre, souvent décalé, parfois même poétique. Et Jean-Pascal Zadi, dans un rôle à double facette, s’en sort plutôt bien : drôle, touchant, un peu flippant aussi quand il devient Prosper.
Visuellement, ça claque : les tenues, les décors, la vibe SAPE… on est à fond dans le style. Le film a du look, et il le revendique.
Mais tout n’est pas parfait
Si j’ai mis 3/5, c’est parce que malgré son charme, Prosper reste inégal. Par moments, on se perd un peu dans le délire mystico-comique. Le scénario part dans tous les sens, et certains gags tombent à plat. Il y a des longueurs, des scènes qui cherchent leur ton, et une fin qui aurait pu être plus percutante.
Mais l’ensemble tient debout grâce à son audace. Et rien que pour ça, ça mérite le détour.
Verdict : un film qui a du panache (et du potentiel)
Prosper, c’est un OVNI à la française. Pas un film parfait, mais un film qui ose. Et dans le paysage du cinéma français, c’est déjà un bon point. Drôle, stylé, déjanté, parfois confus, mais jamais banal.
Ma note Carter - Prosper
3/5
À voir pour la vibe, la sape, et l’expérience unique. Parce qu’un film où un esprit prend possession d’un chauffeur via des chaussures en croco… franchement, vous n’en verrez pas deux comme ça cette année.
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👉 Et vous, vous l’avez vu ? Est-ce que Prosper vous a possédé ou vous a laissé de marbre ? Dites-moi ce que vous en avez pensé en commentaire !
– Steve Carter
Le mot de la fin
Prosper,
c’est un pari osé, entre possession, second degré et critique sociale bien sentie. Ce n’est pas un film parfait, mais il a le mérite de sortir des sentiers battus avec du style et de la personnalité. Un mélange un peu fou, un peu bancal, mais jamais ennuyeux. Et rien que pour ça, il mérite d’être vu.
En tout cas, moi, j’en garde l’image d’un film qui marche dans ses propres pompes… en croco.
— Steve Carter







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