Parlons du film - Hurry Up Tomorrow
🎬 Hurry Up Tomorrow – Le cauchemar éveillé d’un ego en chute libre
✍️ Par Steve Carter
La descente aux enfers d’une superstar, la frontière trouble entre réalité et fiction, une fan dangereusement intrusive… Hurry Up Tomorrow avait tout pour être un film choc. Pourtant, malgré ses ambitions esthétiques et son casting attractif, le film tourne à vide, se perdant dans des délires visuels et narratifs qui peinent à captiver.
Résumé de l’intrigue du film
Abel Tesfaye (The Weeknd) incarne une version fictionnalisée de lui-même : un artiste déprimé, insomniaque, en perte de sens, qui croise la route d’Anima (Jenna Ortega), une fan tourmentée. Le point de départ intrigue : une perte de voix en plein concert, une nuit étrange à Los Angeles, un enchaînement de visions et de violences. Mais rapidement, l’histoire s’effiloche, manque de cohérence, et finit par ressembler à un collage de clips musicaux sous acide.
Mon Avis personnel sur le film
Le film souffre surtout d’un rythme bancal : trop lent à démarrer, trop confus ensuite. Certaines scènes sont malaisantes sans raison apparente, et les thèmes abordés – dépendance, solitude, angoisse de performance – sont vus et revus. Le cliché de l’artiste qui sombre dans l’autodestruction à coup d’alcool et de drogues, c’est du déjà-vu, sans réelle nuance ici.
Casting & Mise en scène
Côté interprétation, Jenna Ortega s’en sort le mieux, intense et imprévisible. Barry Keoghan est correct, mais sous-exploité. Quant à The Weeknd, il peine à convaincre en acteur principal. Il est clairement plus à l’aise derrière un micro que face caméra. Visuellement, certaines séquences valent le détour, avec une photographie léchée, mais le fond ne suit pas.
Conclusion
Un film qui veut trop en faire, sans vraiment savoir où aller. Hurry Up Tomorrow ressemble plus à un long exercice de style qu’à une œuvre aboutie. Une curiosité pour les fans, mais un vrai faux pas pour le cinéma.
Ma note Carter - Hurry Up Tomorrow
2/5
Un cauchemar esthétique qui laisse plus perplexe qu’ému..
The Weeknd voulait frapper fort, mais son film se prend les pieds dans son propre miroir.
– Steve Carter
Le mot de la fin
Hurry Up Tomorrow s’embourbe dans ses propres ambitions.
Malgré quelques fulgurances esthétiques et une performance honnête de Jenna Ortega, le film souffre d’un scénario confus, de personnages peu attachants et d’une mise en scène trop centrée sur l’ego de son créateur.
L’introspection d’Abel Tesfaye aurait gagné à être plus sincère et moins théâtrale.
Ce n’est ni un drame marquant ni un thriller prenant, juste un projet bancal qui veut dire beaucoup, mais n’exprime pas grand-chose.







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